L' I N V I T E E D U J O U R :
M A R I E - F R A N C E
la
corniche angevine
hier matin
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Je t'ai trouvé dans le sable
T'étais au bout du rouleau
J'allais quand même pas, l'arabe,
Passer sans te donner d'eau
T'es bien le premier arabe
A qui j'ai donné de l'eau
Quitte à faire la route
Sous ce soleil-là
Après tout, fini le roumi
Et fini le crouia
On est deux pauvres croûtes
Dans le Sahara
Dans quatre ou cinq lunes
La ville jaillira
Jaillira !
Derrière la dune
Que tu vois là-bas
Derrière la dune
Que tu vois là-bas
On a marché dans le sable
Deux jours sans dire un mot
Mais quand j'ai flanché, l'arabe,
Tu m'as porté sur ton dos
T'es bien le premier arabe
Qui me porte sur son dos
Harassés de tempête
On s'est écroulés
Epuisés
Et là comme deux bêtes
On s'est enroulés
Dans la même veste
Sous le vent glacé
Regarde, l'arabe,
Bon Dieu, pince-moi !
Lève-toi !
C'est elle, c'est la ville, debout fainéant !
Dans mes bras, l'arabe !
Nous sommes vivants !
On est arrivés, l'arabe !
L'amitié s'arrête ici
On s'est séparés sans larmes
A peine adieu et merci
Mais tu as changé, l'arabe,
Quelque chose dans ma vie...
Serge Reggiani
L'ARABE
S. Lebel / P. Sarde
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Ce soir,
j'ai reçu ce mail de Marie-France
une amie de Poitiers.
Donc
j'ai copié collé...
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" Alain,
Il y a un texte d'une chanson
interprétée par Serge Reggiani
il y a un paquet d'années,
mais que nous avons peu entendue
car elle a été très vite censurée.
Je te l'envoie,
je voudrais bien en faire profiter les autres,
redis-moi simplement comment je fais.
Si quelqu'un pouvait me dire
si je peux me procurer la mélodie,
je lui en serais très reconnaissante. "
Amicalement,
Marie-France
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Nouveau mail ce matin
avec un complément d'émotions.
" Je me suis souvent demandée
pourquoi étrangers, métèques, nomades et autres exilés
étaient si chers à mon coeur.
Peut-être
cela remonte-t-il à mon âge tendre,
entre montagne de l'El Mansour et désert du Sahara,
quand on était exclu
si l'on s'assoyait à côté d'une "arabe",
si on lui adressait la parole ou pire encore,
si l'on jouait avec elle ...
Ils sont chez nous aujourd'hui,
en sursis pour combien de temps,
hommes et femmes de tous les pays,
torturés, menacés de mort ou condamnés
à mourir de faim chez eux,
riches de leur culture
et
de leur accent... "
Marie-France
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